{"id":440,"date":"2007-03-26T13:53:49","date_gmt":"2007-03-26T12:53:49","guid":{"rendered":"https:\/\/ecosystemadotpro.wordpress.com\/?p=440"},"modified":"2023-06-29T14:32:33","modified_gmt":"2023-06-29T12:32:33","slug":"les-traces-de-picus-viridis-mister-pic","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ecosystema.fr\/index.php\/2007\/03\/26\/les-traces-de-picus-viridis-mister-pic\/","title":{"rendered":"Les traces de Picus viridis : Mister \u00ab\u00a0PIC\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1154\" height=\"866\" src=\"https:\/\/ecosystemadotpro.files.wordpress.com\/2016\/05\/gaby_ar_braz_8.jpg\" alt=\"Gaby_AR_BRAZ_8\" class=\"wp-image-438\" srcset=\"https:\/\/ecosystema.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/gaby_ar_braz_8.jpg 1154w, https:\/\/ecosystema.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/gaby_ar_braz_8-300x225.jpg 300w, https:\/\/ecosystema.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/gaby_ar_braz_8-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/ecosystema.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/gaby_ar_braz_8-768x576.jpg 768w, https:\/\/ecosystema.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/gaby_ar_braz_8-809x607.jpg 809w\" sizes=\"auto, (max-width: 1154px) 100vw, 1154px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur la photo ci-dessus, nous pouvons observer la fiente d\u2019un grand consommateur de fourmis&nbsp;; sous la pellicule blanche d&rsquo;urine s\u00e9ch\u00e9e, la fiente est compos\u00e9e de carapaces de fourmis dont la chitine n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 dig\u00e9r\u00e9e par l&rsquo;oiseau.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ainsi voil\u00e0 l\u2019occasion d\u2019une observation courante de trace, pour vous parler d\u2019un oiseau lui aussi tr\u00e8s commun&nbsp;: localement appel\u00e9 oiseau de pluie, <b>le pic vert<\/b> (<i>Picus viridis<\/i>).<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La langue des pics est effil\u00e9e, tr\u00e8s longue, visqueuse et pourvue de nombreuses corpuscules de tact, dont l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 petite, plate et pointue, est orn\u00e9e de petits crochets. Elle peut-\u00eatre projet\u00e9e loin en avant. Leurs tarses sont courts et les doigts pourvus d&rsquo;ongles solides et recourb\u00e9s. Deux sont dirig\u00e9s en avant et deux en arri\u00e8re, ils leur permettent de grimper facilement aux arbres tout en prenant appui sur les plumes de la queue, excessivement robustes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;esp\u00e8ce affectionne les vergers, les bosquets, les haies avec des arbres, mais aussi les lisi\u00e8res des for\u00eats et les bois clairs, situ\u00e9s \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de prairies qui lui sont indispensables. On peut aussi les trouver dans les parcs et les grands jardins.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un ricanement sonore attire notre attention : le pic vert s\u2019\u00e9loigne de son vol onduleux, caract\u00e9ristique de la plupart des pics. Sa manifestation est le chant que l&rsquo;on entend toute l&rsquo;ann\u00e9e. Ses cris d\u00e9notent une agressivit\u00e9 toujours latente et, aussi bruyants qu&rsquo;il soit, cet oiseau ne tambourine pas. C&rsquo;est un oiseau qui excelle dans l&rsquo;art de grimper. Les pics accomplissent leurs ascensions en enfon\u00e7ant leurs ongles recourb\u00e9s dans l&rsquo;\u00e9corce des arbres puis prenant appui sur leur queue, effectuent de petits sauts.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1154\" height=\"866\" src=\"https:\/\/ecosystemadotpro.files.wordpress.com\/2016\/05\/gaby_ar_braz_7.jpg?w=680\" alt=\"Gaby_AR_BRAZ_7\" class=\"wp-image-439\" srcset=\"https:\/\/ecosystema.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/gaby_ar_braz_7.jpg 1154w, https:\/\/ecosystema.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/gaby_ar_braz_7-300x225.jpg 300w, https:\/\/ecosystema.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/gaby_ar_braz_7-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/ecosystema.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/gaby_ar_braz_7-768x576.jpg 768w, https:\/\/ecosystema.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/gaby_ar_braz_7-809x607.jpg 809w\" sizes=\"auto, (max-width: 1154px) 100vw, 1154px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e8s le d\u00e9but du mois de janvier, on voit les couples explorer les arbres et commencer \u00e0 percer plusieurs trous dans des bois assez tendres. Aussi, procure-t-il des logements \u00e0 d&rsquo;autres oiseaux cavernicoles. Vers la fin d&rsquo;avril, le couple creuse une cavit\u00e9 de 50 centim\u00e8tres de profondeur, dans un tronc d&rsquo;arbre pourri. Ponte : La femelle pond de 5 \u00e0 7 \u0153ufs (31 mm&nbsp;x 22 mm), qu&rsquo;elle couve alternativement avec le m\u00e2le pendant 15 \u00e0 17 jours. Les jeunes \u00e9closent la peau nue et aveugles ; les deux parents les nourrissent essentiellement de fourmis et de leurs nymphes. Les jeunes quittent la cavit\u00e9 apr\u00e8s 18 \u00e0 21 jours, puis se tiennent encore quelques jours dans le voisinage du trou, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur duquel ils se r\u00e9fugient la nuit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Concernant le r\u00e9gime alimentaire, le pic vert se nourrit \u00e0 90&nbsp;% de fourmis, accessoirement de vers de terre, lima\u00e7ons, escargots, et occasionnellement de baies, fruits, graines de pin et glands. Les fourmis sont atteintes en creusant avec le bec des trous dans le sol et en les captant avec sa langue visqueuse qui peut sortir d&rsquo;environ 10 cm. C&rsquo;est dire que le pic vert se nourrit essentiellement \u00e0 terre et qu&rsquo;il lui faut des surfaces d\u00e9couvertes : herbages, prairies, gazons en lisi\u00e8re de bois ou dans les vergers. Toutefois si les fourmis repr\u00e9sentent l\u2019essentiel de son alimentation, dans le sud de l&rsquo;Europe, il s&rsquo;attaque \u00e9galement aux ruches, en hiver.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A noter que dans le livre \u00ab&nbsp;secret des fourmis&nbsp;\u00bb de Werber, il est dit que le Pic vert abrite dans ses intestins des cestodes (Les cestodes sont des vers plats vivant dans l&rsquo;intestin de l&rsquo;h\u00f4te d\u00e9finitif. Leur corps est segment\u00e9 en anneaux qui m\u00fbrissent \u00e0 partir de la t\u00eate ou scolex puis se d\u00e9tachant du corps, sont \u00e9limin\u00e9s dans les selles \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat adulte. Werber \u00e9crit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Les cestodes sont \u00e9ject\u00e9s avec les crottes de l&rsquo;oiseau. Ce dernier doit en avoir conscience car il se d\u00e9brouille souvent pour bombarder les villes fourmis d&rsquo;excr\u00e9ments. Lorsque les fourmis veulent nettoyer leur cit\u00e9 de ces traces blanches, elles sont contamin\u00e9es par les cestodes. Ce parasite perturbe leur croissance, il modifie la couleur de la pigmentation de la carapace pour la rendre plus claire. La fourmi infect\u00e9e devient indolente, ses r\u00e9flexes sont beaucoup moins rapides et, de fait, d\u00e8s qu&rsquo;un Pic vert attaque les cit\u00e9es, ces fourmis infect\u00e9es par ses excr\u00e9ments sont ses premi\u00e8re victimes. Parce que ces fourmis albinos sont plus lentes, mais aussi parce que leur chitine claire les rend plus faciles \u00e0 rep\u00e9rer dans les sombres couloirs de la ville.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce comportement du Pic vert me para\u00eet tr\u00e8s int\u00e9ressant. Toutefois, est-ce le hasard qui fait que ses d\u00e9jections atterrissent sur les fourmili\u00e8res ou est-ce une adaptation comportementale du pic vert&nbsp;? Dans le second cas, est-ce un comportement acquis ou inn\u00e9&nbsp;? (je vous invite \u00e0 consulter les articles sur mon blog).<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Source :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"http:\/\/ornithologie.free.fr\/espece\/pic_vert.html\">http:\/\/ornithologie.free.fr\/espece\/pic_vert.html<\/a>,<\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"http:\/\/www.oiseaux.net\/oiseaux\/piciformes\/pic.vert.html\">http:\/\/www.oiseaux.net\/oiseaux\/piciformes\/pic.vert.html<\/a>,<\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"http:\/\/www.oiseaux.net\/dossiers\/gilbert.blaising\/pic.epeiche.et.pic.vert.html\">http:\/\/www.oiseaux.net\/dossiers\/gilbert.blaising\/pic.epeiche.et.pic.vert.html<\/a>,<\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Picus_viridis\">http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Picus_viridis<\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><b>Clich\u00e9s<\/b> :&nbsp;Gaby AR BRAZ &#8211; APN Canon G9&nbsp;&#8211; Ecosystema.fr&nbsp;\u00a9<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>CC<\/strong> BY-NC-ND<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur la photo ci-dessus, nous pouvons observer la fiente d\u2019un grand consommateur de fourmis&nbsp;; sous la pellicule blanche d&rsquo;urine s\u00e9ch\u00e9e, la fiente est compos\u00e9e de carapaces de fourmis dont la chitine n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 dig\u00e9r\u00e9e par l&rsquo;oiseau. Ainsi voil\u00e0 l\u2019occasion d\u2019une observation courante de trace, pour vous parler d\u2019un oiseau lui aussi tr\u00e8s commun&nbsp;: localement&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,18,26],"tags":[106],"class_list":["post-440","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bretagne","category-faune-ornithologie","category-massif-armoricain","tag-trace"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ecosystema.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/440","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ecosystema.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ecosystema.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ecosystema.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ecosystema.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=440"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/ecosystema.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/440\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3422,"href":"https:\/\/ecosystema.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/440\/revisions\/3422"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ecosystema.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=440"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ecosystema.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=440"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ecosystema.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=440"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}